ARCHITECTES-PAYSAGISTES Pour Une Existence Réglementaire

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Ils sont 1 500 en France et 500 adhérents à la Fédération française du paysage. Ils étaient 100 à Bordeaux, les 10 et 11 décembre, à l’occasion de leur 3e congrès national, pour faire avancer leur projet professionnel. Les architectes du paysage ont le vent en poupe mais toujours pas d’existence réglementaire. Leur présence sur les quais de la Garonne aménagés par Michel Corajoud, Grand Prix national d’urbanisme était un symbole. Celui d’une profession qui gagne une vraie reconnaissance des maîtres d’ouvrage urbains en pilotant des projets d’aménagement, « mais qui n’a toujours pas de titre et de missions bien établies », regrette Pierre-Marie Tricaud, président de la fédération nationale. Ils ne sont pas architectes DPLG. Ils dépendent d’au moins quatre ministères de tutelle (agriculture, culture, environnement, équipement). Leurs missions n’apparaissent pas en tant que telles dans la loi MOP.

Rémunérations au juste prix

Les architectes du paysage sont aujourd’hui dopés par la part croissante acquise par le paysage dans l’aménagement. Ils trouvent de nouvelles possibilités d’exercer leur talent dans le péri-urbain ou dans le monde rural, à travers l’élaboration des documents d’urbanisme (SCOT, PLU) et des chartes paysagères. « Mais nous souhaiterions que ces compétences soient rémunérées à leur juste prix », plaide Vincent Tricaud, président de la fédération dans le Sud-Ouest. Les missions du paysagiste sont soit payées au forfait soit rétribuées moitié moins que celles de l’architecte ou de l’urbaniste. Il existe cinq écoles en France (Versailles, Bordeaux, Angers, Blois, Paris) qui forment à la profession de paysagiste ou d’ingénieur en paysage, dont les écoles de Bordeaux et de Versailles, mais dans des cursus distincts de celui des architectes. Un projet de filière paysage émerge aujourd’hui à l’école de Lille.

Un prix a été attribué à un projet de fin d’études à Virginie Albira de l’école de Bordeaux, pour son travail d’intégration paysagère de la future autoroute Pau-Oléron. Deux mentions ont été accordées, à Angélique Le Néel, de l’école de Blois, pour son projet de parc naturel urbain dans une friche industrielle de Rennes et à Alban Mannisi, de l’école de Bordeaux, pour son travail sur les zones de transit aériennes, ferroviaires et routières.